Si l’on ne peut même pas gérer l’économie… Mercredi, juil 13 2011 

Comment pourrait-on même espérer pouvoir gérer correctement notre environnement, alors que l’on ne semble même pas être en mesure de gérer notre économie ?
Voir d’ailleurs les articles suivants…
Guy Verhofstadt: «J’accuse»
Crise de l’euro – La contagion

et

Will Americans ‘do the right thing’ on debt? – Jeffrey Simpson
In debt talks, Republicans refuse to lead – Globe Editorial
Le compte à rebours est amorcé
Les yeux tournés sur le 2 août

Après la fête, la facture

Le douzième commandement

Obama fait monter les enchères
Tu ne hausseras point les impôts
États-Unis – L’impasse

 

 

De quelle compétence parle-t-on ?… Dimanche, mai 1 2011 

Sur quoi se base-t-on au juste pour affirmer que les Conservateurs sont les mieux placés pour gérer l’économie ?

Ne sait-on pas que le gouvernement fédéral nageait dans les surplus avant l’arrivée d’Harper, qui a tôt fait de plutôt replonger les finances publiques dans le déficit, de sorte que celui-ci serait passablement moins élevé en ce moment si notre argent avait été géré d’une façon moindrement plus responsable ?

Ne sait-on pas aussi que si le Canada a si bien traversé la récession, c’est d’abord et avant tout parce que notre système bancaire est tout simplement mieux encadré qu’ailleurs ; or cela, est-ce vraiment à Harper qu’on le doit, ou plutôt au gouvernement libéral de Jean Chrétien, et plus précisément à son ministre des finances Paul Martin ?

Et si le gouvernement Harper s’est finalement résigné à adopter un plan d’intervention pour faire face à ce que nos voisins Américains appellent la Grande Récession, n’est-ce pas surtout parce qu’ils y auront en fait été forcé par les partis d’opposition, qui autrement auraient fait tomber le gouvernement ?

Et tant qu’ils n’ont pas été ainsi acculés au pied du mur, les Conservateurs ne s’entêtaient-ils pas plutôt à reproduire la même erreur qu’ils avaient pu commettre face à la Grande Dépression des années 1930, à savoir ne rien fait du tout ?

Ainsi, qu’est-ce que les Conservateurs auront démontré savoir faire au juste, en matière économique, à part de ne justement rien faire, ou de gaspiller allègrement les fonds publics, tout en s’attribuant le mérite pour des actions qui auront été en fait posées par d’autres ?

Et devant un tel constat, comment se fait-il donc qu’on leur accorde encore quelque crédibilité que ce soit, surtout en ce qui concerne l’économie ?

Serions-nous donc incapables de voir les faits pour ce qu’ils sont, ou aurions-nous tout simplement oublié ce qu’il en est ?

Ou encore, à force d’entendre les Conservateurs se prétendre les meilleurs au monde, aurions-nous donc fini par les croire, même si l’on vient pourtant de voir que c’est pourtant assez loin d’être le cas, pour le moins qu’on puisse dire ?

Et ne suffit-il donc que de propager des faussetés pour réussir à duper la population canadienne ?

J’ose espérer que celle-ci saura plutôt nous prouver le contraire le 2 mai.

Le libre-marché : nécessaire, mais pas suffisant !… Samedi, mar 19 2011 

Le libre-marché est la base sans laquelle il serait sans doute difficile de concevoir qu’une économie puisse fonctionner d’une façon qui s’avère ne serait-ce que moindrement saine. Ceci dit, s’il est un autre constat qui aura pu être validé par l’expérience, et notamment par l’expérience de la récente crise économique, c’est que l’on ne peut non plus s’en tenir à cette seule base sans courir le risque de connaître des problèmes majeurs, et ceci tant au niveau économique en tant que tel qu’aux niveaux humains et environnementaux. Ainsi donc, il semblerait que, pour assurer le bon fonctionnement d’une économie, on n’ait d’autre choix que de veiller à ce que le libre-marché soit encadré d’une variété de façons, et donc complété par tout un ensemble d’autres approches, à commencer par une réglementation suffisante et efficace. Cependant, de telles approches pourraient tout aussi bien inclure la redistribution de richesse et plus spécifiquement un système de taxation permettant surtout d’assurer que les chances de réussir soient aussi égales que possible pour tous, notamment en rendant des services de base comme l’éducation, la santé, le crédit ou le logement aussi accessibles que possible. À cette courte liste pourraient d’ailleurs s’ajouter la propriété collective de certains biens et services, notamment à travers le coopératisme, et on pourrait même parler du syncalisme, pour ne mentionner que ces approches-ci.

Autrement dit, si on ne saurait imaginer une économie fonctionner sans libre-marché, on ne saurait sans doute pas plus imaginer de libre-marché qui puisse fonctionner sans un certain encadrement et donc un certain contrôle, et surtout sans que l’on démontre une certaine capacité de vision qui puisse notamment permettre d’effectuer les interventions appropriées en réponse aux problématiques qui peuvent se présenter, et ce idéalement avant même que celles-ci n’aient justement eu le temps d’arriver.

Mais en bout de ligne, cela ne revient-il pas simplement à affirmer qu’un outil quelconque, aussi bon puisse-t-il être, ne saura produire vraiment de bons résultats que dans la mesure où l’on sait bien l’utiliser ? Et savoir bien utiliser un outil, cela ne revient-il pas en fait à savoir l’utiliser au bon moment, et à savoir tout aussi bien déterminer le moment où, pour effectuer une tâche, il vaudrait mieux tout simplement changer d’outil ?…

Et surtout, y a-t-il vraiment qui que ce soit qui puisse concevoir que, pour accomplir une tâche quelconque, il puisse suffire de laisser l’outil faire tout le travail par lui-même, sans que la main n’exerce ne serait-ce qu’un minimum de contrôle, et surtout, sans qu’il y ait quelque part une quelconque présence intelligente qui puisse assurer que l’outil soit utilisé de façon à vraiment pouvoir accomplir la tâche qu’il est sensé effectué, et donc d’une façon qui soit ne serait-ce que moindrement intelligente, justement ?…

Et si il n’est sans doute aucun atelier dans lequel des principes aussi fondamentaux ne seraient pas respectés, comment se fait-il donc que l’on ait tant de mal à les appliquer lorsqu’il s’agit pourtant de rien de moins de l’économie de la planète en entier ?…

Voir d’ailleurs l’article suivant, en complément à cette discussion…
Stoppé dans son élan

La spéculation Samedi, jan 8 2011 

 

Que se trouve-t-elle donc à encourager, sinon le bénéfices de quelques uns, au dépens de tous les autres, et même de l’économie dans son ensemble ?…

L’avantage premier du modèle coopératif sur le modèle corporatiste Vendredi, jan 7 2011 

 

Pendant qu’à peu près toutes les économies possibles sont réalisées à toutes les étapes de la production, les hauts dirigeants continuent d’engranger des profits souvent astronomiques. Comment cela ne pourrait pas constituer une perte de revenus, pour les autres employés comme pour l’entreprise, du moins jusqu’à un certain point ?…

Les salaires des patrons : l’ultime aberration Mercredi, jan 5 2011 

 

Quel intérêt un chef d’entreprise a-t-il donc à gérer son entreprise avec prudence, ou encore à prendre des risques prometteurs pour cette dernière, quand de toute façon celui-ci n’a rien à perdre ou à gagner, puisque son salaire, en plus de n’être pas nécessairement relié à la performance de l’entreprise, est de toute façon si élevé qu’il rend pratiquement insignifiant tous les avantages qui pourraient être reliés à une quelconque prise de risque, ou à une meilleure performance de l’entreprise ?…

Le dernier des derniers Mardi, nov 23 2010 

 

Il semblerait qu’ici, au Québec, l’on aime bien se comparer à des pays comme la Grèce ou encore le Portugal, en ce qui concerne le gouffre budégaire dans lequel de tels pays ont pu s’enfoncer. Or, n’est-il pas pour le moins intéressant de constater qu’au Portugal, par exemple, on semble pratiquement tenir le même discours qu’ici, alors que les autorités en place ne trouvent mieux à faire que de prétendre que le pays “n’a aucun problème avec son système financier”, et vont en fait jusqu’à se comparer eux-mêmes à d’autres pays, en se disant qu’il n’y aurait “aucun rapport entre le Portugal et l’Irlande” ?…

S’il peut s’avérer facile et commode de se comparer à d’autres qui pourtant se trouvent à vivre une situation pratiquement équivalente à la nôtre, ne faut-il pas tout de même admettre qu’il est pour le moins ironique de constater que ces “autres”, auxquels on se plaît à se comparer, ne semblent pas non plus avoir pu trouver de meilleure stratégie que de finir se trouver un autre auquel se comparer lui-même ?…

Et si les derniers de classe ne trouvent jamais mieux à faire que de se comparer entre eux, à quoi peuvent-ils donc en fait aspirer, si ce n’est de ne finir que par devenir le “dernier des derniers” ?…

Toute solution n’est pas nécessairement la meilleure Mercredi, nov 3 2010 

 

Face à une crise, comme à n’importe quel problème, on s’entend qu’il faille toujours bien faire quelque chose. Ceci dit, est-ce pour autant une raison pour faire n’importe quoi ?…

Pourquoi ne pas donner à ceux qui ont besoin, plutôt qu’à ceux qui en ont trop ?… Lundi, nov 1 2010 

 

On sait que le vrai problème de la déprime économique actuelle semble surtout s’avérer que les compagnies ne cherchent qu’à soigner leur propre santé financière plutôt qu’à embaucher. Devant un tel état de fait, tout plan de relance qui ne cible que les entreprises ne fait-il pas qu’enpirer le problème, en persistant à donner toujours plus à des corporations qui ont déjà beaucoup trop, pendant que la population, elle, peine réellement à joindre les deux bouts, et pourraient difficilement faire autrement, puisqu’elle se retrouve en fait au chômage ?… Et comme tout le monde sait que la clé d’une réelle reprise ne peut justement passer que par la reprise de l’emploi, alors pourquoi chercher à faire quoi que ce soit d’autres qu’à encourager, voire à forcer les entreprises à embaucher, tout simplement ?…

Les plans de relance, ou le nouveau chapitre de la Lutte des classes Dimanche, oct 31 2010 

Tout le monde sait que nos économies sont aujourdh’hui basées sur les services. Comment se fait-il alors que nous persistons toujours, en temps de crise, à nous accrocher aux solutions, comme les investissements en infrastructures, qui s’appliquaient plutôt au temps où nos économies n’étaient essentiellement constituées que de travailleurs peu spécialisés, oeuvrant au sein d’industries peu diversifiées ?… Et en bout de ligne, à quoi cela rime-t-il donc de s’entêter à mettre en place les solutions d’un autre temps, si ce n’est à privilégier ce qui n’est plus aujourd’hui qu’un groupe plutôt restreint de travailleurs, pendant que les autres, qui représentent ni plus ni moins que la plus grande part de l’économie, sont carrément laissés pour contre ?… Et pendant que l’on continue d’accorder ainsi à certaines classes sociales des privilèges refusés aux autres, simplement pour «faire comme on a toujours fait», et donc sur une base aussi arbitraire qu’anachronique, que se trouve-t-on donc à encourager, sinon l’injustice et l’inégalité, en plus de l’arrogance qui ne peut que découler du fait d’être traité d’une façon qui ne démontre que la plus totale absudité ?… Et surtout, comment peut-on vraiment penser que l’économie elle-même pourra moindrement en profiter ?…

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