Sur quoi se base-t-on au juste pour affirmer que les Conservateurs sont les mieux placés pour gérer l’économie ?
Ne sait-on pas que le gouvernement fédéral nageait dans les surplus avant l’arrivée d’Harper, qui a tôt fait de plutôt replonger les finances publiques dans le déficit, de sorte que celui-ci serait passablement moins élevé en ce moment si notre argent avait été géré d’une façon moindrement plus responsable ?
Ne sait-on pas aussi que si le Canada a si bien traversé la récession, c’est d’abord et avant tout parce que notre système bancaire est tout simplement mieux encadré qu’ailleurs ; or cela, est-ce vraiment à Harper qu’on le doit, ou plutôt au gouvernement libéral de Jean Chrétien, et plus précisément à son ministre des finances Paul Martin ?
Et si le gouvernement Harper s’est finalement résigné à adopter un plan d’intervention pour faire face à ce que nos voisins Américains appellent la Grande Récession, n’est-ce pas surtout parce qu’ils y auront en fait été forcé par les partis d’opposition, qui autrement auraient fait tomber le gouvernement ?
Et tant qu’ils n’ont pas été ainsi acculés au pied du mur, les Conservateurs ne s’entêtaient-ils pas plutôt à reproduire la même erreur qu’ils avaient pu commettre face à la Grande Dépression des années 1930, à savoir ne rien fait du tout ?
Ainsi, qu’est-ce que les Conservateurs auront démontré savoir faire au juste, en matière économique, à part de ne justement rien faire, ou de gaspiller allègrement les fonds publics, tout en s’attribuant le mérite pour des actions qui auront été en fait posées par d’autres ?
Et devant un tel constat, comment se fait-il donc qu’on leur accorde encore quelque crédibilité que ce soit, surtout en ce qui concerne l’économie ?
Serions-nous donc incapables de voir les faits pour ce qu’ils sont, ou aurions-nous tout simplement oublié ce qu’il en est ?
Ou encore, à force d’entendre les Conservateurs se prétendre les meilleurs au monde, aurions-nous donc fini par les croire, même si l’on vient pourtant de voir que c’est pourtant assez loin d’être le cas, pour le moins qu’on puisse dire ?
Et ne suffit-il donc que de propager des faussetés pour réussir à duper la population canadienne ?
J’ose espérer que celle-ci saura plutôt nous prouver le contraire le 2 mai.
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