Les gaz de shiste… Il serait sans doute difficile de voir davantage à court terme qu’en développant cette ressource : en effet, tout le monde, et on parle littéralement du monde entier, s’est tellement garoché sur cette derniere. dans les derniers temps, que l’on aurait sans doute pas pu trouver de meilleur moyen d’en faire baisser le prix. Et comme il est habituellement plutôt difficile de régler un problème sans s’attaquer d’abord à sa cause, on peut donc, en toute logique, s’attendre à ce que les prix du gaz naturel pourront difficilement faire autrement que de rester bas tant qu’il s’avérera un peu trop facile de se procurer une telle ressource.
Devant un tel état de faits, pourquoi ne pas faire de nous-mêmes quelque chose comme des visionnaires, pour une fois, et nous mettre enfin à développer quelque chose comme l’énergie de l’avenir, par exemple ?… En effet, et pour ne citer qu’une possibilité un peu trop flagrante, comment se fait-il qu’une puissance hydroélectrique comme la nôtre ne soit pas déjà plus avancée dans le développement de tout ce qui peut se rattacher à cette industrie, à commencer par la voiture électrique, plutôt que de nous borner encore et toujours en vendre des «surplus» à des États-Unis qui n’en ont que faire, trop occupés qu’ils sont, comme ils le seront sans doute toujours, à protéger leur propre marché de tout ce qui peut venir de l’extérieur ?… Et je n’ai même pas encore parlé de commencer tout de suite à développer, et pas juste en apparence, d’autres formes d’énergie encore plus propres, comme le solaire et l’éolien, pour ne citer que celles-ci, plutôt que de tout faire pour reporter à demain un tel virage, et donc pour attendre que des pays comme la Chine ou l’Inde viennent encore nous damer le pion sur ce dossier comme sur tous les autres ?…
Oui, parce qu’il semblerait bien que pendant que nous avons les yeux tout entiers rivés sur les gaz de schiste, il se trouve que le reste de la planète continue de tourner, et même d’avancer… Et pendant que nous ne semblons trouver mieux à faire que de nous laisser traîner, notamment en persistant à nous accrocher aux modèles du passé, ne serait-ce qu’au niveau énergétique,il se trouve que d’autres pays n’ont apparemment d’autre choix que de prendre eux-mêmes le contrôle de la locomotive…
Autrement dit, pourquoi ne serions-nous jamais capables que de suivre les autres, plutôt que de faire de nous-mêmes quelque chose comme des leaders, ne serait-ce que pour une fois ?…
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