Le mythe du gros méchant parti fédéral mardi, Mar 29 2011 

Il me semble que s’il est un piège dans lequel il vaut mieux pour nous de ne pas tomber, c’est bien de faire comme s’il n’y avait d’autres partis fédéraux à Ottawa que ceux qu’on pourrait qualifier de « traditionnels », à savoir le Parti Libéral et le Parti Conservateur. D’ailleurs, le fait de restreindre notre idée de « parti fédéral » aux deux pires d’entre eux ne pourrait-il pas être vu notamment comme une stratégie pour amener à croire qu’il n’y a justement rien à faire avec le « Reste du Canada » ?…

Et si plutôt que de jeter notre ballot sur un parti qui ne pourra jamais être élu, et donc de laisser au Canada anglais le soin de décider à notre place du parti qui nous gouvernera, si l’on se mettait plutôt à encourager des partis comme le NPD ou le Parti Vert, qui eux au moins auraient une chance de déloger Harper, ne serait-ce que s’ils pouvaient bénéficier de l’appui du Québec, justement ?…

Car de tels partis ne sont-ils pas tout autrement plus susceptibles d’accorder au Québec la considération qui revient à l’un des deux peuples fondateurs, ne serait-ce que dans la mesure où ils devraient justement à ce dernier une partie moindrement significative du vote qui leur aura permis de prendre le pouvoir ?…

D’ailleurs, un parti comme le NPD ne s’est-il pas avéré le premier, sinon le seul à date, à reconnaître officiellement, lors de la Déclaration de Sherbrooke, en 2006, le droit du Québec à sa propre autodétermination ?… N’a-t-il pas également reconnu, de par la même occasion, le principe du fédéralisme asymétrique, devant notamment permettre au Québec d’obtenir le droit de retrait avec pleine compensation pour tout programme fédéral auquel il ne voudrait pas adhérer, ce qui, après tout, revient essentiellement à régler la question du « pouvoir fédéral de dépenser », qui représentait d’ailleurs l’une des deux clauses essentielles de l’Accord du Lac Meech, avec bien sûr celle de la société distincte ?…

Ainsi donc, l’idée de réduire la notion de « parti fédéral » à celle de « gros méchant » ne se trouve-t-elle pas à relever essentiellement de l’ignorance, sinon de la mauvaise foi ?…

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Un vote pour le Bloc = un vote pour Harper lundi, Mar 28 2011 

 

N’est-il pas pourtant évident qu’un vote pour le Bloc Québécois ne revient en bout de ligne à rien de plus qu’un vote pour Harper ?…

Car si le Bloc peut, comme Gilles Duceppe lui-même est le premier à s’en vanter, empêcher la formation d’un gouvernement majoritaire à Ottawa, ne pourrait-on pas en dire autant de n’importe quel parti fédéral qui, en faisant élire des députés, se trouve par le fait-même à réduire les chances qu’un seul parti puisse remporter une majorité ?…

 

Or, ne faut-il pas reconnaître qu’il y a, entre le Bloc et les autres partis fédéraux, cette petite différence à l’effet que le Bloc, et ce de son propre entêtement à cet effet, ne pourra jamais former de gouvernement ?… Ainsi donc, que se trouve donc à faire le Bloc, si ce n’est à empêcher non seulement une majorité conservatrice, mais surtout à empêcher que le vote québécois puisse contribuer à faire élire un parti qui pourra réellement remplacer Harper, plutôt que de simplement protester et quémander ?…

Autrement dit, si le Bloc aura su « bloquer » le chemin devant mener à une majorité conservatrice, du moins jusqu’ici (…), n’aura-t-il pas surtout bloqué ni plus ni moins que l’avancement du pays, en commençant par empêcher qu’un parti digne de ce nom puisse enfin détrôner Harper une fois pour toutes ?…

Et dans la mesure ou le Bloc ne semble savoir faire mieux que de d’affaiblir les partis qui pourraient s’avérer de réelles solutions de rechange au gouvernement Harper, qu’est-ce ce le Bloc se trouve donc à faire, sinon à simplifier la tâche à ce dernier ?…

 

Ainsi donc, et pour en revenir à ce que j’avançais au départ, en quoi un vote pour le Bloc revient-il donc à autre chose qu’à un vote pour Harper ?…

Et est-ce vraiment quelque chose dont nous devrions nous montrer si fiers, en toute honnêteté ?…

 

Pourquoi ne pas décider, plutôt que de tout bloquer ?… lundi, Mar 28 2011 

Comment est-on mieux à même de défendre les intérêts du Québec ? Est-ce en faisant avancer nos dossiers, ou en cherchant plutôt à tout bloquer ?..

Car il ne faudrait pas non plus se leurrer : si le Bloc Québécois empêche la formation d’un gouvernement majoritaire à Ottawa, est-ce qu’il ne nous empêche pas surtout de nous assurer que le gouvernement fédéral qui sera formé aura à coeur les préoccupations des Québécois ?…

Et comment pourrait-on mieux défendre les intérêts du Québec qu’en portant au pouvoir un gouvernement fédéral qui chercherait réellement à faire avancer les dossiers des Québécois ?…

Ou autrement dit, comment pourrait-il être préférable pour nous de nous cantonner aux banquettes d’une éternelle opposition, plutôt que de reprendre enfin les rennes de notre pays, et décider nous-mêmes de notre destin ?…

Et en un mot : pourquoi se borner à protester et à quémander, quand on pourrait tout simplement agir, en commençant par prendre en main notre propre destinée ?…

Le libre-marché : nécessaire, mais pas suffisant !… samedi, Mar 19 2011 

Le libre-marché est la base sans laquelle il serait sans doute difficile de concevoir qu’une économie puisse fonctionner d’une façon qui s’avère ne serait-ce que moindrement saine. Ceci dit, s’il est un autre constat qui aura pu être validé par l’expérience, et notamment par l’expérience de la récente crise économique, c’est que l’on ne peut non plus s’en tenir à cette seule base sans courir le risque de connaître des problèmes majeurs, et ceci tant au niveau économique en tant que tel qu’aux niveaux humains et environnementaux. Ainsi donc, il semblerait que, pour assurer le bon fonctionnement d’une économie, on n’ait d’autre choix que de veiller à ce que le libre-marché soit encadré d’une variété de façons, et donc complété par tout un ensemble d’autres approches, à commencer par une réglementation suffisante et efficace. Cependant, de telles approches pourraient tout aussi bien inclure la redistribution de richesse et plus spécifiquement un système de taxation permettant surtout d’assurer que les chances de réussir soient aussi égales que possible pour tous, notamment en rendant des services de base comme l’éducation, la santé, le crédit ou le logement aussi accessibles que possible. À cette courte liste pourraient d’ailleurs s’ajouter la propriété collective de certains biens et services, notamment à travers le coopératisme, et on pourrait même parler du syncalisme, pour ne mentionner que ces approches-ci.

Autrement dit, si on ne saurait imaginer une économie fonctionner sans libre-marché, on ne saurait sans doute pas plus imaginer de libre-marché qui puisse fonctionner sans un certain encadrement et donc un certain contrôle, et surtout sans que l’on démontre une certaine capacité de vision qui puisse notamment permettre d’effectuer les interventions appropriées en réponse aux problématiques qui peuvent se présenter, et ce idéalement avant même que celles-ci n’aient justement eu le temps d’arriver.

Mais en bout de ligne, cela ne revient-il pas simplement à affirmer qu’un outil quelconque, aussi bon puisse-t-il être, ne saura produire vraiment de bons résultats que dans la mesure où l’on sait bien l’utiliser ? Et savoir bien utiliser un outil, cela ne revient-il pas en fait à savoir l’utiliser au bon moment, et à savoir tout aussi bien déterminer le moment où, pour effectuer une tâche, il vaudrait mieux tout simplement changer d’outil ?…

Et surtout, y a-t-il vraiment qui que ce soit qui puisse concevoir que, pour accomplir une tâche quelconque, il puisse suffire de laisser l’outil faire tout le travail par lui-même, sans que la main n’exerce ne serait-ce qu’un minimum de contrôle, et surtout, sans qu’il y ait quelque part une quelconque présence intelligente qui puisse assurer que l’outil soit utilisé de façon à vraiment pouvoir accomplir la tâche qu’il est sensé effectué, et donc d’une façon qui soit ne serait-ce que moindrement intelligente, justement ?…

Et si il n’est sans doute aucun atelier dans lequel des principes aussi fondamentaux ne seraient pas respectés, comment se fait-il donc que l’on ait tant de mal à les appliquer lorsqu’il s’agit pourtant de rien de moins de l’économie de la planète en entier ?…

Voir d’ailleurs l’article suivant, en complément à cette discussion…
Stoppé dans son élan

Je rêve du jour où… mercredi, Mar 16 2011 

Pour ne pas intervenir en Lybie, la communauté internationale semble s’en être surtout remis au prétexte que le mouvement populaire ne serait pas capable de l’emporter sans aide extérieure, justement.

Ceci dit, je rêve du jour où, pour intervenir, la communauté internationale n’ait pas besoin d’autre prétexte que de constater qu’une telle intervention soit demandée par la population concernée, comme cela semble d’ailleurs être assez clairement le cas pour ce qui est de la Lybie.

Je rêve du jour où la communauté internationale n’aura pas besoin d’attendre qu’un combat soit gagné d’avance avant de se mouiller elle-même, puis de venir hypocritement prendre le mérite d’une victoire qui aura en fait été remportée par d’autres.

Je rêve du jour où les dirigeants politiques chercheront à faire autre chose que de déterminer qui sera le vainqueur, afin de savoir à qui il semblerait plus profitable d’offrir leur soutien. Ou autrement dit, je rêve du jour où l’on cherchera à faire mieux que de parier sur l’issue d’un conflit, et où le monde sera donc régi par une autre loi que celle du plus fort.

Je rêve du jour où la communauté internationale n’aura d’autre objectif que de faire appliquer la justice et le droit des peuples, et donc d’honorer la mission qu’elle s’est elle-même supposément donnée.

Ou autrement dit, je rêve du jour où la communauté internationale s’emploiera elle-même à faire autre chose de chercher les prétextes pouvant lui permettre de se défiler de ses propres obligations à la première occasion.

Je rêve donc du jour où la communauté internationale saura démontrer qu’elle poursuit en fait d’autres objectifs que celui de ne rien faire du tout.

Je rêve donc du jour où les humains sauront faire mieux que d’assister au massacre de leurs frères dans la plus totale indifférence, alors que ces derniers ne cherchent pourtant qu’à retrouver enfin leur liberté.

En fait, je rêve du jour où les humains sauront faire mieux que de regarder leurs frères se faire massacrer sans même lever le petit doigt.

Une perte de sang samedi, Mar 12 2011 

 

En bout de ligne, une guerre qui ne sert à rien, est-ce que ce n’est vraiment qu’une perte de temps et d’argent ? Ou n’est-ce pas surtout une perte de sang ?… Car à quoi tout cela revient-il donc, sinon à envoyer nos soldats se faire sacrifier sans que leur sacrifice semble pourtant servir à quoi que ce soit, alors même que chaque jour l’on arrose la terre avec le sang des fils et des filles de l’Afghanistan ?…

Or, si vraiment le sang doit être versé, cela ne serait-il pas au moins servir à quelque chose ?… Et si tel n’est pas le cas, alors comment peut-on tolérer qu’une saignée perpétuelle soit appliquée à l’humanité, sans qu’il ne semble pourtant y avoir ne serait-ce que l’ombre d’une raison pour qu’il en soit ainsi ?…

Car vraiment, les êtres humains ne méritent-ils pas mieux que de se voir saignés comme des cochons, d’autant plus plus qu’une telle boucherie, si elle ne sert à rien, s’avère donc tout autrement plus absurde que celle qui peut viser les animaux, dans la mesure où cette dernière aura au moins le mérite de contribuer à nourrir l’humanité, plutôt que de contribuer à la détruire, justement ?…

 

Une perte de sang samedi, Mar 12 2011 

 

En bout de ligne, une guerre qui ne sert à rien, est-ce que ce n’est vraiment qu’une perte de temps et d’argent ? Ou n’est-ce pas surtout une perte de sang ?… Car à quoi tout cela revient-il donc, sinon à envoyer nos soldats se faire sacrifier sans que leur sacrifice semble pourtant servir à quoi que ce soit, alors même que chaque jour l’on arrose la terre avec le sang des fils et des filles de l’Afghanistan ?…

Or, si vraiment le sang doit être versé, cela ne serait-il pas au moins servir à quelque chose ?… Et si tel n’est pas le cas, alors comment peut-on tolérer qu’une saignée perpétuelle soit appliquée à l’humanité, sans qu’il ne semble pourtant y avoir ne serait-ce que l’ombre d’une raison pour qu’il en soit ainsi ?…

Que fait-on là-bas, au juste ? samedi, Mar 12 2011 

 

Oui, en ce qui concerne l’Afghanistan, permettez-moi simplement de poser la question suivante : pourquoi sommes-nous là-bas, au juste ?

Et avant qu’on n’essaie de me répondre quelque chose du genre «on est là pour construire des écoles pour les petites filles», alors laissez-moi tout d’abord poser la question suivante : peut-on vraiment concevoir qu’il y ait quoi que ce soit de moindrement constructif, en ce monde, qui puisse véritablement fonctionner dans une zone de guerre ?… Et pour être plus précis, tout en ayant recours à une formulation plus imagée : est-ce que l’on peut vraiment parler d’un contexte qui soit ne serait-ce que moindrement propice à l’éducation de qui que ce soit, quand les tirs de mitraillette fusent de partout, ou quand ce n’est pas l’école elle-même qui risque de devenir la cible d’un bombardement ?…

Et comment pourrait-on faire autrement que de se retrouver dans une zone de guerre, quand notre simple présence semble ne représenter guère plus qu’un affront envers la population ?… Comment créer autre chose que du conflit du moment où l’on impose nous-mêmes notre présence à un endroit ou celle-ci n’est tout simplement pas la bienvenue ?… Et justement, du moment où l’on force les autres à endurer notre présence, sinon notre violence, alors comment donner l’impression de chercher quoi que ce soit d’autre que du trouble, en partant ?…

Et s’il s’agissait tout simplement d’une mission impossible ?… samedi, Mar 12 2011 

Le général David Petraeus représente sans doute l’un des plus grands stratèges militaires que l’on puisse actuellement retrouver sur la planète. Et si même lui ne peut venir à bout du conflit en Afghanistan, alors ne devrait-il pas commencer à nous demander s’il ne s’agirait pas tout simplement d’une mission impossible ?…

Et comment pourrait-il en être autrement, dans la mesure où l’on se trouve à s’y battre essentiellement contre la haine de tout segment de la population, haine que notre entêtement ne saurait d’ailleurs qu’atiser ?…

Et en fait, comment pourrait-il en être autrement, dans la mesure où notre simple présence là-bas semble ne s’avérer guère plus qu’un affront à la population dans son ensemble, qui selon toute vraisemblance préférerait que l’on ne soit tout simplement plus là ?…

Et si c’est donc véritablement une mission impossible que l’on demande à nos militaires d’effectuer là-bas, alors faut-il vraiment s’étonner qu’il semble justement de moins en moins possible de pouvoir le mener à terme ?… Et si on ne se trouve à faire guère plus là-bas que de lutter contre la volonté de la population, alors faut-il vraiment s’étonner que les choses, loin d’avancer, semblent en fait ne pouvoir qu’empirer ?…

Et si l’on parle donc d’une «mission impossible» où l’on se trouve à ne faire guère plus que de tenter de naviguer à contre-courant, alors serait-il donc possible de commencer à envisager que cette mission soit ne soit peut-être tout simplement pas une si bonne idée que cela, après tout ?… Ou autrement dit, se pourrait-il donc qu’il s’avèrerait peut-être mieux pour nous de ne tout simplement pas être là-bas ?… Et dans un tel cas, comment se fait-il donc que l’on ne semble trouver mieux à faire que de s’y éterniser, justement ?…

Comment sacrifier des vies pour rien lundi, Mar 7 2011 

N’éprouve-t-on pas la moindre gêne à sacrifier la santé, sinon la vie de nos soldats, et ce pour une mission qui pourrait difficilement servir à quoi que ce soit dans la mesure où  l’on ne semble même pas savoir à quoi au juste elle est sensée mener, pour commencer ?…

Voir d’ailleurs l’article suivant…

Canadian soldiers in Afghanistan suffer high rate of brain trauma

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