Le parti ou le pays ? mardi, Mai 10 2011 

Les Libéraux pourront-ils vraiment espérer retrouver quoi que ce soit qui puisse ressembler à ne serait-ce qu’une fraction de leur ancienne popularité, tant qu’ils sembleront se préoccuper davantage de l’avenir de leur parti plutôt que de l’avenir de leur pays ?…

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La véritable cause de la majorité conservatrice mardi, Mai 10 2011 

La véritable cause de la majorité conservatrice ne s’avère-t-elle pas surtout un système électoral non proportionnel dans lequel la phénomène de la division du vote peut vraisemblablement trahir la volonté populaire d’une manière encore plus spectaculaire qu’on aurait sans doute jamais pu l’imaginer ?…

Comment se voir déjoué par sa propre avidité du pouvoir lundi, Mai 9 2011 

Comment se voir déjoué par sa propre avidité du pouvoir

L’échec fondamental des Libéraux sous Michael Ignatieff fut de ne pas susciter une confiance suffisante pour entraîner une adhésion populaire moindrement significative à leur programme, pourtant loin d’être mauvais en soi. Il serait d’ailleurs fort possible d’avancer que cela fut dû, ne serait-ce qu’en bonne partie, à une incapacité de présenter un programme qui soit en fait moindrement novateur ou qui corresponde tout simplement aux besoins réels de l’électorat, et notamment des Québécois. En fait, on pourrait donc dire que les Libéraux auront essentiellement failli à répondre ce qui semble s’être avéré la préoccupation première de leur électorat dans son ensemble, à savoir une pure et simple soif de changement.

Mais ultimement, si les Libéraux paraissent s’être surtout souciés de proposer un programme qui ne fasse «pas trop de vagues», notamment en n’adressant aucune des demandes fondamentales de l’électorat québécois, n’est-ce pas vraisemblablement en se disant que cela représenterait encore la meilleure stratégie pour reprendre le pouvoir ? Ainsi, leur première erreur ne fut-elle pas justement de n’adopter qu’un programme somme toute mièvre et peu emballant, en croyant paradoxalement que c’est justement cela qui leur permettrait d’obtenir le pouvoir ?

Ainsi, c’est un peu comme si les Libéraux s’étaient dit : nous sommes la seule alternative plausible au gouvernement conservateur, alors vous n’avez qu’à venir vers nous. Bien qu’une telle perspective n’était sans doute pas sans fondement, le moins qu’on puisse dire est que cela n’aura cependant pas été suffisant pour convaincre les électeurs, comme le résultat du scrutin vient de le démontrer.

Et à partir de là, voici deux autres erreurs qu’auront pu commettre les Libéraux sous Michael Ignatieff, et qui, comme on a pu le voir lors des dernières élections, leur aura donc coûté plus chèrement qu’on n’aurait peut-être jamais même pu l’imaginer :

– Une tentative de prendre le pouvoir qui s’avère en fait d’autant plus irresponsable que sa capacité d’y arriver pouvait s’avérer faible, sinon inexistante

– Une incapacité de travailler avec les autres même si cela s’avérait pourtant la seule façon de réellement prendre le pouvoir, notamment au sein d’une éventuelle coalition.

Ainsi, non contents de n’avoir su recueillir la confiance du public, les Libéraux n’auront su trouver mieux à faire que de se saborder eux-mêmes, et ce, ironiquement, en ne visant apparemment rien d’autre que le pouvoir, même au point de faire fi de toute autre considération.

Au bout du compte, à force de ne vouloir que prendre le pouvoir et ce pour eux seuls, les Libéraux n’auront donc réussi qu’à faire précisément le contraire.

Hors moi, point de salut… Et point de salut avec moi non plus !… dimanche, Mai 8 2011 

Comment Israël peut-il s’indigner d’un rapprochement entre le Hamas et le Fatah quand il a lui-même démontré qu’il ne sert à rien d’espérer arriver à quoi que ce soit en tentant de s’engager avec lui dans un processus de négociation devant supposément mener à la paix ?…

De quelle compétence parle-t-on ?… dimanche, Mai 1 2011 

Sur quoi se base-t-on au juste pour affirmer que les Conservateurs sont les mieux placés pour gérer l’économie ?

Ne sait-on pas que le gouvernement fédéral nageait dans les surplus avant l’arrivée d’Harper, qui a tôt fait de plutôt replonger les finances publiques dans le déficit, de sorte que celui-ci serait passablement moins élevé en ce moment si notre argent avait été géré d’une façon moindrement plus responsable ?

Ne sait-on pas aussi que si le Canada a si bien traversé la récession, c’est d’abord et avant tout parce que notre système bancaire est tout simplement mieux encadré qu’ailleurs ; or cela, est-ce vraiment à Harper qu’on le doit, ou plutôt au gouvernement libéral de Jean Chrétien, et plus précisément à son ministre des finances Paul Martin ?

Et si le gouvernement Harper s’est finalement résigné à adopter un plan d’intervention pour faire face à ce que nos voisins Américains appellent la Grande Récession, n’est-ce pas surtout parce qu’ils y auront en fait été forcé par les partis d’opposition, qui autrement auraient fait tomber le gouvernement ?

Et tant qu’ils n’ont pas été ainsi acculés au pied du mur, les Conservateurs ne s’entêtaient-ils pas plutôt à reproduire la même erreur qu’ils avaient pu commettre face à la Grande Dépression des années 1930, à savoir ne rien fait du tout ?

Ainsi, qu’est-ce que les Conservateurs auront démontré savoir faire au juste, en matière économique, à part de ne justement rien faire, ou de gaspiller allègrement les fonds publics, tout en s’attribuant le mérite pour des actions qui auront été en fait posées par d’autres ?

Et devant un tel constat, comment se fait-il donc qu’on leur accorde encore quelque crédibilité que ce soit, surtout en ce qui concerne l’économie ?

Serions-nous donc incapables de voir les faits pour ce qu’ils sont, ou aurions-nous tout simplement oublié ce qu’il en est ?

Ou encore, à force d’entendre les Conservateurs se prétendre les meilleurs au monde, aurions-nous donc fini par les croire, même si l’on vient pourtant de voir que c’est pourtant assez loin d’être le cas, pour le moins qu’on puisse dire ?

Et ne suffit-il donc que de propager des faussetés pour réussir à duper la population canadienne ?

J’ose espérer que celle-ci saura plutôt nous prouver le contraire le 2 mai.