Sous prétexte de lutter contre le supposé « berceau du terrorisme », soit bien sûr l’Afghanistan, nous avons transformé l’état voisin, en l’occurence le Pakistan, en un véritable état terroriste, s’avérant tout autrement plus dangereux que le premier de par sa possession de la bombe atomique ainsi que de par son extrême instabilité, pour ne citer que ces deux facteurs.

Et comment avons-nous pu réussir ce tour de force ? Simplement en s’obstinant à ne pas vouloir comprendre la mécanique pourtant fondamentale de la violence, soit qu’à force d’y répondre par la violence, on ne se trouve bien sûr qu’à jeter de l’huile sur le feu, et alimenter ainsi un processus d’escalade qui ne peut que renforcer les deux « ennemis » impliqués dans leur haine mutuelle.

Car honnêtement, comment s’étonner que le Pakistan se soit durci et que nos relations avec lui se soient envenimées à ce point, quand nous avons pourtant tout fait pour nous faire haïr de son petit voisin l’Afghanistan, avec lequel le pays en question partage non seulement la même religion, mais aussi le même « anti-occidentalisme » primaire, comme nous aurions d’ailleurs du le savoir mieux que quiconque ? Et à force de carrément violer la souveraineté de ce pays pour y pourchasser les terroristes qui n’avaient bien sûr pas d’autre choix que de s’y réfugier, croyions-nous réellement que cela pourrait faire autrement que d’empirer les choses encore davantage ?

Autrement dit, comment peut-on donc s’étonner de tout simplement récoler ce que nous avons pu semer ?

Voir d’ailleurs l’article suivant : Solve the Pakistan problem by redrawing the map

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