Pourquoi remplacer ce qui peut être réparé ? jeudi, Jan 19 2012 

Du moment où l’on réalise qu’une fédération, et surtout une confédération, ne représente rien de plus, ni rien de moins qu’une tentative d’accommoder autant que possible les États membres dans leur besoin naturel d’auto-détermination, ne s’avère-t-il pas alors plutôt bizarre de voir certains souverainistes si empressés de sortir de la fédération qu’il semble n’y avoir pour eux d’autre moyen que celui-là pour que l’État fédéré qui est le leur puisse retrouver les pouvoirs qui sont pourtant sensés être ceux de tout État digne de ce nom ?

Ainsi, dans la mesure où toute bonne fédération ne devrait pourtant avoir d’autre but que de justement permettre autant que possible à ses États membres d’exercer leur propre souveraineté, devrait-il donc y avoir quoi que ce soit d’autre à faire, advenant qu’un tel but serait perçu comme n’étant pas atteint, ou advenant plus précisément que le niveau de souveraineté d’un État membre soit considéré comme insuffisant, que de tout simplement remodeler la structure fédérale de manière à l’ajuster à la volonté de ses États membres, et donc de remplir ce qui après tout ne s’avère donc rien de moins que sa mission originelle ?

Autrement dit, où est donc le sens de chercher à changer de maison aussitôt que l’on a pu repérer un problème ou un autre dans la structure de celle que l’on a déjà, alors qu’un peu de réparation devrait en principe suffire à régler le problème en question, dans la mesure où rien de tout cela ne devrait donc changer quoi que ce soit à la mission première de toute bonne maison, soit bien sûr d’assurer le bien être et le confort de ses résidents ?

Et s’il devait finalement n’y avoir d’autre option que de changer de maison afin de pouvoir vivre dans des conditions qui soient ne serait-ce que moindrement salubres, il apparaît évident que cela pourrait alors se comprendre, mais qui comprendrait cependant que l’on en vienne à cette option de derniers recours avant d’au moins essayer d’appliquer certaines réparations qui, si elles réussissaient, devraient pourtant suffire à régler le problème ?

Et si le résidant en question devait en fait ne rechercher que des excuses pour s’acheter une nouvelle maison, notamment en prétextant que ses tentatives de réparation n’ont pas pu fonctionner de par le passé, ne faudrait-il pas alors déduire que celui-ci ne souhaite pas simplement vivre dans une maison qui réponde à ses besoins, mais ne désire en fait que la nouveauté pour la nouveauté ?

 

Et comment peut-on croire en la sincérité de celui qui assure avoir fait tout ce qu’il pouvait pour rénover sa maison, alors qu’il ne se donne même pas la peine de s’y essayer une dernière fois, ne serait-ce que pour pouvoir ensuite affirmer d’une façon réellement crédible qu’il a vraiment tout essayé, et va plutôt jusqu’à non seulement se fermer d’avance à tout ce qui pourrait pourtant l’aider à réparer sa maison, mais semble en fait s’employer à aggraver lui-même les dégâts qui affligent cette dernière, et qu’il est pourtant le premier à dénoncer ?

N’y a-t-il donc aucun souverainiste dans la salle qui se sente interpellé par cette petite parabole, dont l’interprétation devrait pourtant s’avérer pour eux aussi limpide que gênante ?

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L’enfer est pavé de bonnes intentions… mardi, Jan 10 2012 

Quel tyran n’a pas au moins quelques bonnes intentions derrière la tête, ne serait-ce que pour justifier ses crimes, ou du moins son usage de la force ?

L’humanité avance… mais à son rythme !… mercredi, Jan 4 2012 

L’humanité avance, certes, mais sur une perspective historique, ce qui, dans le cadre d’une vie humaine, équivaut à peu près à des pas de tortue…

L’être humain réagit à l’injustice et à l’absurdité, certes, mais à travers l’action des foules, et plus précisément à travers l’indignation de ces dernières… Et comme il est dit qu’une foule n’est à peu près pas plus intelligente qu’un enfant de quatre ans, on peut comprendre déjà un peu mieux que les enjeux susceptibles de mobiliser les foules, et donc d’éventuellement susciter un quelconque avancement social, ne peuvent en bout de ligne que s’avérer d’une part assez facile à comprendre, et d’autre part assez pressant pour que les foules se mettent à réagir non pas sur une base temporaire et isolée, mais plutôt sur une base assez généralisée et étendue dans le temps pour en venir éventuellement à faire avancer les choses ne serait-ce qu’un petit pas à la fois…

Pas étonnant, en constatant cela, que les choses n’avancent peut-être pas aussi rapidement qu’on pourrait le souhaiter, du moins selon une perspective individuelle et sur nul autre horizon que l’immédiat !…

 

Well said, Yehudi Menuhin !… lundi, Jan 2 2012 

What more could need to be said, especially when one considers that these words come from none other than a Jew, and a famous one ? And considering that these words appear to still perfectly apply to the current situation, and this despite the fact that they have been uttered more than a decade ago (in 1991), should they not be seen as being precisely all the more pertinent ?

« This wasteful governing by fear, by contempt for the basic dignities of life, this steady asphyxiation of a dependent people, should be the very last means to be adopted by those who themselves know too well the awful significance, the unforgettable suffering of such an existence. It is unworthy of my great people, the Jews, who have striven to abide by a code of moral rectitude for some 5,000 years, who can create and achieve a society for themselves such as we see around us but can yet deny the sharing of its great qualities and benefits to those dwelling amongst them. »

So, be it only for showing that it is apparently no more difficult to a Jew than to anyone to see how absurd and unacceptable can be the fact that Israel inflicts to another people a treatment that it should be the first to despise, thank you, Yehudi Menhin !…

See also the folllowing article : Yehudi Menuhin