Lorsqu’on tente d’adopter un mode de vie qui s’avère moindrement plus « écologique » que celui de la plupart des gens, il arrive souvent que l’on se sente jugé comme étant plus ou moins « extrémiste »…

Or, ce qui mériterait le plus d’être taxé d’extrémiste, est-ce vraiment le fait d’adopter justement un mode de vie qui soit « plus écologique », ou est-ce plutôt la façon qu’a présentement l’humanité dans son ensemble de dépouiller la planète d’à peu près toutes ses ressources, et ce à une vitesse non seulement sans précédent mais qui va même en accélérant, quitte à ainsi menacer assez sérieusement ses propres chances de survie pour que son « auto-extermination » en soit en fait venu à représenter le scénario qui soit de loin le plus probable ?

Et en ce sens, l’adoption d’habitudes plus écologiques peut-elle vraiment mériter d’être vue comme extrémiste, ou ne devrait-elle pas plutôt représenter le début d’une progression vers un mode de vie qui, s’il pouvait se voir adopter par une plus grande partie de la population humaine, risquerait de nous donner déjà un peu plus d’espoir de pouvoir laisser à nos enfants ne fut-ce qu’une infime partie de l’abondance que nous avons pu connaître jusqu’ici ?

En bout de ligne, cela ne représente-il pas qu’un exemple de plus du fait que, pour qu’un comportement jugé « marginal » puisse être considéré comme « non-souhaitable », encore faudrait-il faire la preuve que le celui représentant « la norme » soit lui-même préférable au comportement « marginal » ? Car autrement, n’est-ce pas justement le fait d’être « anormal » qui mériterait d’être valorisé, plutôt que l’inverse ?

Charles-Olivier B. Tremblay

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