Nature et karma lundi, Oct 20 2014 

Lorsqu’on est dur avec la terre ou la nature, tout comme d’ailleurs avec quoi ou qui que ce soit d’autre, on finit toujours par devoir payer pour cela un certain prix, et souvent plus tôt qu’on n’aurait pu le penser… Réciproquement, lorsqu’on traite la terre ou la nature avec soin et attention, on finit toujours par en récolter certains bénéfices, et souvent plus tôt qu’on n’aurait pu le penser…

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La Terre et le Noir dimanche, Oct 19 2014 

slave-whipping

Quand on en fait un peu plus que d’autres en terme de protection de l’environnement et de mise en valeur de la matière organique, il arrive souvent que l’on soit jugé comme en faisant, ou comme s’en faisant « un peu trop »…

Pourtant, si la planète pouvait parler, je me demande si elle partagerait vraiment une telle perspective, ce qui, dans son cas, reviendrait un peu à dire : « Ah ! Mais pourquoi tu t’en fais pour ça pour moi ? Relaxe, man ! D’abord, je suis encore capable d’en prendre, non ? »…. Évidemment, nul n’a jamais entendu la terre parler comme nous le faisons, aussi il est embêtant de prétendre savoir ce qu’elle dirait, et pourtant, disons que je serais passablement surpris de l’entendre tenir un tel discours…

Car en fait, cela me ferait penser à un Noir qui, au temps de l’esclavage aux États-Unis, aurait répondu, après qu’on lui eut proposé de commencer à respecter ses droits à la liberté et à la dignité, comme finalement pour tout autre être humain (ou du moins tout autre citoyen américain !…). quelque chose comme : « Moi, respecter mes droits ? Pourquoi faire ! Mais non, je suis bien heureux comme ça ! Y a pas de problème ! »…

Et réciproquement, lorsqu’on assume que la Terre n’a pas nécessairement besoin de « tant de soins », cela serait, en mon sens, à mettre en parallèle avec le riche propriétaire terrien qui, toujours au temps de la ségrégation américaine, a pu convier le fond de sa pensée, tout en s’esclaffant d’une façon aussi innocente qu’empreinte de bonhomie, en déclarant qu’il : « faudrait quand même pas trop s’en faire avec les droits des Noirs, non ? »…

Or honnêtement, si vous aviez alors été un Noir, qu’auriez-vous alors pensé, et surtout comment vous seriez-vous senti en entendant proférer de tels propos ?

Charles-Olivier Bolduc

Samedi, 18 octobre 2014

L’azote, l’épée et la petite grenouille… mercredi, Oct 1 2014 

petitegrenouille

Du moment où l’on se fait apposer l’étiquette « d’écolo », il arrive souvent que l’on entende de drôles d’arguments provenant de ceux qui se cherchent des excuses pour ne pas modifier leur mode de vie. En voici justement un bon exemple.

L’autre jour, une personne de ma connaissance me disait ceci : « Du 20-20-20 (engrais chimique très répandu), c’est très biologique ! L’azote, il n’y a rien de plus naturel ! Même que c’est principalement d’azote que l’air est constitué ! »

Pour répondre à un tel « argument » de façon aussi concise que possible, je crois que personnellement, je dirais en fait ceci :

« Quelle pensée profonde et sophistiquée ! Au fait, pourquoi ne pas aller l’expliquer à tous les poissons et aux grenouilles qui meurent, quand leurs espèces ne s’éteignent pas carrément, à cause des engrais chimiques que la pluie finit par lessiver jusque dans leurs ruisseaux, avant de se voir acheminés dans les rivières, et enfin jusque dans la mer ? Ah, mais j’oubliais : ces petits êtres ne pourront pas vraiment vous entendre, puisque justement, ils sont morts !

Bon, j’avoue, pour fin d’argumentation, que les poissons et les grenouilles ne parlent pas, et qu’ils ne seraient donc pas en mesure d’entendre un tel discours, et encore moins d’y répondre… Mais à supposer qu’ils le soient, je crois que je pourrais fort bien imaginer la petite grenouille rétorquer quelque chose du genre : « C’est bien beau que tu trouves cela « naturel », les produits que tu me forces à ingérer, mais le seul petit problème, c’est que cela me fait mourir ! Autrement dit, cela ne m’avance pas à grand chose que tu les appelles « naturels » ou d’une autre façon, puisqu’en bout de ligne, ça me fait mourir pareil ! »… »

Si j’avais la possibilité de répondre deux fois à une telle ânerie, tout en poussant un peu plus loin mon raisonnement, je pourrais par ailleurs ajouter la petite allégorie suivante :

« Oui, c’est vrai, de l’azote, c’est bien naturel… Mais tu sais, le fer dont une épée est constituée, il est bien naturel aussi…. Sauf qu’une épée, comme chacun le sait, ça sert à tuer. Alors croyez le ou non, mais la preuve en est donc bel et bien faite, une bonne fois pour toute : oui, ce qui est naturel peut bel et bien tuer !… »

Ce qui nous emmène finalement à la question suivante : pourquoi ne pas chercher à vivre d’une façon qui puisse préserver et respecter la vie autour de soi, plutôt que de vivre d’une façon qui tue (tout en se cherchant des excuses bidons pour pouvoir continuer à le faire) ?

Charles-Olivier Bolduc

Mardi, 30 septembre 2014