On récolterait donc ce que l’on sème ? Comme c’est étonnant ! mercredi, Déc 21 2011 

Sous prétexte de lutter contre le supposé « berceau du terrorisme », soit bien sûr l’Afghanistan, nous avons transformé l’état voisin, en l’occurence le Pakistan, en un véritable état terroriste, s’avérant tout autrement plus dangereux que le premier de par sa possession de la bombe atomique ainsi que de par son extrême instabilité, pour ne citer que ces deux facteurs.

Et comment avons-nous pu réussir ce tour de force ? Simplement en s’obstinant à ne pas vouloir comprendre la mécanique pourtant fondamentale de la violence, soit qu’à force d’y répondre par la violence, on ne se trouve bien sûr qu’à jeter de l’huile sur le feu, et alimenter ainsi un processus d’escalade qui ne peut que renforcer les deux « ennemis » impliqués dans leur haine mutuelle.

Car honnêtement, comment s’étonner que le Pakistan se soit durci et que nos relations avec lui se soient envenimées à ce point, quand nous avons pourtant tout fait pour nous faire haïr de son petit voisin l’Afghanistan, avec lequel le pays en question partage non seulement la même religion, mais aussi le même « anti-occidentalisme » primaire, comme nous aurions d’ailleurs du le savoir mieux que quiconque ? Et à force de carrément violer la souveraineté de ce pays pour y pourchasser les terroristes qui n’avaient bien sûr pas d’autre choix que de s’y réfugier, croyions-nous réellement que cela pourrait faire autrement que d’empirer les choses encore davantage ?

Autrement dit, comment peut-on donc s’étonner de tout simplement récoler ce que nous avons pu semer ?

Voir d’ailleurs l’article suivant : Solve the Pakistan problem by redrawing the map

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Du sang pour des jeux lundi, Août 8 2011 

 

En ce moment même, les forces armées poursuivant le combat en Afghanistan semblent n’avoir d’autre mission à remplir que de contribuer à la réélection d’Obama, en évitant notamment à ce dernier de passer pour une mauviette. Tant mieux pour les politiciens et leurs petits jeux électoralistes, mais en fait, est-ce que de tels jeux justifient réellement que l’on continue de verser le sang d’une nation sans que cela puisse en fait mener à quoi que ce soit d’autre qu’une perte de sang toujours plus grande, étant donné que la situation dans ce pays semble démontrer d’une façon peut-être plus manifeste que jamais que la violence ne peut apparemment entraîner en elle-même quoi que ce soit d’autre que toujours plus de violence, justement ?…

 

 

Comment se tirer dans le pied jeudi, Août 4 2011 

 

La punition pure et simple des ex-dictateurs ne risque-t-elle pas surtout de prouver aux dictateurs toujours au pouvoir qu’il n’est d’autre espoir pour eux qu’en continuant à  justement s’accrocher d’autant plus à ce dernier ?…

Voir d’ailleurs l’article suivant : In Egypt, unintended consequences

Tout cela pour rien ?… dimanche, Juin 19 2011 

Tout ça pour simplement en venir à se rendre compte que rien de ce qui est construit ne peut vraiment durer que si une telle construction a pu être prise en charge par ceux-là mêmes qui sont sensé en bénéficier en tout premier lieu ?

Voir aussi LE CUL- DE- SAC AFGHAN

Je rêve du jour où… mercredi, Mar 16 2011 

Pour ne pas intervenir en Lybie, la communauté internationale semble s’en être surtout remis au prétexte que le mouvement populaire ne serait pas capable de l’emporter sans aide extérieure, justement.

Ceci dit, je rêve du jour où, pour intervenir, la communauté internationale n’ait pas besoin d’autre prétexte que de constater qu’une telle intervention soit demandée par la population concernée, comme cela semble d’ailleurs être assez clairement le cas pour ce qui est de la Lybie.

Je rêve du jour où la communauté internationale n’aura pas besoin d’attendre qu’un combat soit gagné d’avance avant de se mouiller elle-même, puis de venir hypocritement prendre le mérite d’une victoire qui aura en fait été remportée par d’autres.

Je rêve du jour où les dirigeants politiques chercheront à faire autre chose que de déterminer qui sera le vainqueur, afin de savoir à qui il semblerait plus profitable d’offrir leur soutien. Ou autrement dit, je rêve du jour où l’on cherchera à faire mieux que de parier sur l’issue d’un conflit, et où le monde sera donc régi par une autre loi que celle du plus fort.

Je rêve du jour où la communauté internationale n’aura d’autre objectif que de faire appliquer la justice et le droit des peuples, et donc d’honorer la mission qu’elle s’est elle-même supposément donnée.

Ou autrement dit, je rêve du jour où la communauté internationale s’emploiera elle-même à faire autre chose de chercher les prétextes pouvant lui permettre de se défiler de ses propres obligations à la première occasion.

Je rêve donc du jour où la communauté internationale saura démontrer qu’elle poursuit en fait d’autres objectifs que celui de ne rien faire du tout.

Je rêve donc du jour où les humains sauront faire mieux que d’assister au massacre de leurs frères dans la plus totale indifférence, alors que ces derniers ne cherchent pourtant qu’à retrouver enfin leur liberté.

En fait, je rêve du jour où les humains sauront faire mieux que de regarder leurs frères se faire massacrer sans même lever le petit doigt.

Une perte de sang samedi, Mar 12 2011 

 

En bout de ligne, une guerre qui ne sert à rien, est-ce que ce n’est vraiment qu’une perte de temps et d’argent ? Ou n’est-ce pas surtout une perte de sang ?… Car à quoi tout cela revient-il donc, sinon à envoyer nos soldats se faire sacrifier sans que leur sacrifice semble pourtant servir à quoi que ce soit, alors même que chaque jour l’on arrose la terre avec le sang des fils et des filles de l’Afghanistan ?…

Or, si vraiment le sang doit être versé, cela ne serait-il pas au moins servir à quelque chose ?… Et si tel n’est pas le cas, alors comment peut-on tolérer qu’une saignée perpétuelle soit appliquée à l’humanité, sans qu’il ne semble pourtant y avoir ne serait-ce que l’ombre d’une raison pour qu’il en soit ainsi ?…

Car vraiment, les êtres humains ne méritent-ils pas mieux que de se voir saignés comme des cochons, d’autant plus plus qu’une telle boucherie, si elle ne sert à rien, s’avère donc tout autrement plus absurde que celle qui peut viser les animaux, dans la mesure où cette dernière aura au moins le mérite de contribuer à nourrir l’humanité, plutôt que de contribuer à la détruire, justement ?…

 

Une perte de sang samedi, Mar 12 2011 

 

En bout de ligne, une guerre qui ne sert à rien, est-ce que ce n’est vraiment qu’une perte de temps et d’argent ? Ou n’est-ce pas surtout une perte de sang ?… Car à quoi tout cela revient-il donc, sinon à envoyer nos soldats se faire sacrifier sans que leur sacrifice semble pourtant servir à quoi que ce soit, alors même que chaque jour l’on arrose la terre avec le sang des fils et des filles de l’Afghanistan ?…

Or, si vraiment le sang doit être versé, cela ne serait-il pas au moins servir à quelque chose ?… Et si tel n’est pas le cas, alors comment peut-on tolérer qu’une saignée perpétuelle soit appliquée à l’humanité, sans qu’il ne semble pourtant y avoir ne serait-ce que l’ombre d’une raison pour qu’il en soit ainsi ?…

Que fait-on là-bas, au juste ? samedi, Mar 12 2011 

 

Oui, en ce qui concerne l’Afghanistan, permettez-moi simplement de poser la question suivante : pourquoi sommes-nous là-bas, au juste ?

Et avant qu’on n’essaie de me répondre quelque chose du genre «on est là pour construire des écoles pour les petites filles», alors laissez-moi tout d’abord poser la question suivante : peut-on vraiment concevoir qu’il y ait quoi que ce soit de moindrement constructif, en ce monde, qui puisse véritablement fonctionner dans une zone de guerre ?… Et pour être plus précis, tout en ayant recours à une formulation plus imagée : est-ce que l’on peut vraiment parler d’un contexte qui soit ne serait-ce que moindrement propice à l’éducation de qui que ce soit, quand les tirs de mitraillette fusent de partout, ou quand ce n’est pas l’école elle-même qui risque de devenir la cible d’un bombardement ?…

Et comment pourrait-on faire autrement que de se retrouver dans une zone de guerre, quand notre simple présence semble ne représenter guère plus qu’un affront envers la population ?… Comment créer autre chose que du conflit du moment où l’on impose nous-mêmes notre présence à un endroit ou celle-ci n’est tout simplement pas la bienvenue ?… Et justement, du moment où l’on force les autres à endurer notre présence, sinon notre violence, alors comment donner l’impression de chercher quoi que ce soit d’autre que du trouble, en partant ?…

Et s’il s’agissait tout simplement d’une mission impossible ?… samedi, Mar 12 2011 

Le général David Petraeus représente sans doute l’un des plus grands stratèges militaires que l’on puisse actuellement retrouver sur la planète. Et si même lui ne peut venir à bout du conflit en Afghanistan, alors ne devrait-il pas commencer à nous demander s’il ne s’agirait pas tout simplement d’une mission impossible ?…

Et comment pourrait-il en être autrement, dans la mesure où l’on se trouve à s’y battre essentiellement contre la haine de tout segment de la population, haine que notre entêtement ne saurait d’ailleurs qu’atiser ?…

Et en fait, comment pourrait-il en être autrement, dans la mesure où notre simple présence là-bas semble ne s’avérer guère plus qu’un affront à la population dans son ensemble, qui selon toute vraisemblance préférerait que l’on ne soit tout simplement plus là ?…

Et si c’est donc véritablement une mission impossible que l’on demande à nos militaires d’effectuer là-bas, alors faut-il vraiment s’étonner qu’il semble justement de moins en moins possible de pouvoir le mener à terme ?… Et si on ne se trouve à faire guère plus là-bas que de lutter contre la volonté de la population, alors faut-il vraiment s’étonner que les choses, loin d’avancer, semblent en fait ne pouvoir qu’empirer ?…

Et si l’on parle donc d’une «mission impossible» où l’on se trouve à ne faire guère plus que de tenter de naviguer à contre-courant, alors serait-il donc possible de commencer à envisager que cette mission soit ne soit peut-être tout simplement pas une si bonne idée que cela, après tout ?… Ou autrement dit, se pourrait-il donc qu’il s’avèrerait peut-être mieux pour nous de ne tout simplement pas être là-bas ?… Et dans un tel cas, comment se fait-il donc que l’on ne semble trouver mieux à faire que de s’y éterniser, justement ?…

Comment sacrifier des vies pour rien lundi, Mar 7 2011 

N’éprouve-t-on pas la moindre gêne à sacrifier la santé, sinon la vie de nos soldats, et ce pour une mission qui pourrait difficilement servir à quoi que ce soit dans la mesure où  l’on ne semble même pas savoir à quoi au juste elle est sensée mener, pour commencer ?…

Voir d’ailleurs l’article suivant…

Canadian soldiers in Afghanistan suffer high rate of brain trauma

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