Qui est extrémiste, vraiment ? dimanche, Fév 2 2014 

Lorsqu’on tente d’adopter un mode de vie qui s’avère moindrement plus « écologique » que celui de la plupart des gens, il arrive souvent que l’on se sente jugé comme étant plus ou moins « extrémiste »…

Or, ce qui mériterait le plus d’être taxé d’extrémiste, est-ce vraiment le fait d’adopter justement un mode de vie qui soit « plus écologique », ou est-ce plutôt la façon qu’a présentement l’humanité dans son ensemble de dépouiller la planète d’à peu près toutes ses ressources, et ce à une vitesse non seulement sans précédent mais qui va même en accélérant, quitte à ainsi menacer assez sérieusement ses propres chances de survie pour que son « auto-extermination » en soit en fait venu à représenter le scénario qui soit de loin le plus probable ?

Et en ce sens, l’adoption d’habitudes plus écologiques peut-elle vraiment mériter d’être vue comme extrémiste, ou ne devrait-elle pas plutôt représenter le début d’une progression vers un mode de vie qui, s’il pouvait se voir adopter par une plus grande partie de la population humaine, risquerait de nous donner déjà un peu plus d’espoir de pouvoir laisser à nos enfants ne fut-ce qu’une infime partie de l’abondance que nous avons pu connaître jusqu’ici ?

En bout de ligne, cela ne représente-il pas qu’un exemple de plus du fait que, pour qu’un comportement jugé « marginal » puisse être considéré comme « non-souhaitable », encore faudrait-il faire la preuve que le celui représentant « la norme » soit lui-même préférable au comportement « marginal » ? Car autrement, n’est-ce pas justement le fait d’être « anormal » qui mériterait d’être valorisé, plutôt que l’inverse ?

Charles-Olivier B. Tremblay

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Selling one’s soul to the Devil… mercredi, Nov 7 2012 

Being elected is a bit like selling your soul to the Devil… You commit yourself to the people’s lowest appetites, only to then become their slave…

Le droit et le devoir de critiquer dimanche, Août 5 2012 

En jetant un coup d’oeil aux commentaires pouvant suivre, sur différents sites*, l’excellent vidéo que voici, il semble que, plus souvent qu’autrement, la percutante critique effectuée par Jeff Daniels à l’endroit de son pays aura finalement valu à ce dernier de simplement se faire taxer, « d’anti-américain »…

The most honest three and a half minutes of television, EVER…

Ainsi, les Américains auraient donc ce point commun avec les Israéliens que, pour eux, toute critique semblerait perçue en bout de ligne comme ni plus ni moins qu’un manque de patriotisme, sinon un signe de trahison envers son pays.

Autrement dit, le message dominant au pays de l’Oncle Sam serait apparemment le suivant : « n’osez surtout pas élever la voix contre le sacro-saint empire américain, où vous serez considérés comme des traîtres et traités en tant que tel »… N’est-il pas pour le moins paradoxal de constater que, chez ceux qui se flattent eux-mêmes d’habiter le « Pays de la Liberté », la règle régissant réellement les débats publics rappelle plutôt celles qui sont en vigueur dans tout régime de terreur, et notamment dans les régimes dictatoriaux ou totalitaires, qui d’ailleurs n’ont même pas la prétention d’être démocratiques, ou de même vouloir le devenir ?

Et si l’on cherchait à s’expliquer un peu le « raisonnement » pouvant sous-tendre une telle façon de concevoir la « liberté d’expression », ne serait-on pas alors emmené à supposer quelque chose du genre : « si vous aimez votre pays, vous ne commencerez surtout pas à le critiquer » ?

Mais si ce genre de raisonnement s’avère si intelligent, ne devrait-il pas s’appliquer autant entre amis qu’en rapport à son pays ?

Devrait-on alors conclure que la plus grande faveurs que l’on puisse faire à un ami soit de ne jamais le critiquer, même si celui-ci devait faire quelque chose d’évidemment irrationnel ou de contraire à son propre intérêt ?

Est-ce donc ainsi que l’on conçoit l’amitié chez nos voisins du Sud ? En laissant son ami s’enfoncer dans ses propres problèmes, sous prétexte de ne pas le critiquer, afin de ne surtout pas brusquer son précieux ego ?

Faudrait-il donc déduire que le fait de préserver et d’encenser son ego représenterait pour les Américains la priorité absolue, tant au niveau relationnel que national, même si cela requiert de se fermer les yeux et les oreilles devant toute critique, ce qui revient donc à continuer encore et toujours d’ignorer ses problèmes, et à se laisser ainsi sombrer dans la déchéance ?

Et dans ce cas, ne faudrait-il pas reconnaître qu’en affirmant et en démontrant que les États-Unis ne constituent pas le plus grand pays du monde, Jeff Daniels ne fait pas que répéter une évidence, mais se trouve en fait à mettre en lumière, de par la critique qu’il peut justement en faire, ce qui s’avère manifestement le problème le plus fondamental et donc le plus pressant de ces concitoyens, soit bien sûr cette obstination à vouloir se penser meilleurs que les autres, et à vouloir ainsi vivre dans un continuel déni de la réalité ?

Et en ce sens, ne se trouve-t-il pas à prouver que la critique peut s’avérer non seulement utile ou nécessaire, mais carrément salutaire ?

Et en bout de ligne, si quelqu’un veut se comporter comme un réel ami, que ce soit envers une personne ou un pays, ne devrait-il pas démontrer en fait qu’il n’a pas peur de le critiquer ?

Alors si l’on veut donc se retrouver avec de véritables amis, ne devrait-on pas veiller à faire en sorte qu’ils n’aient justement pas peur de nous critiquer, plutôt que de faire exactement l’inverse ?

Et ne devrait-on pas se montrer capable d’ouverture envers toute saine critique pouvant provenir des autres, et surtout de la part de ceux qui nous connaissent, et qui ne pourraient sans doute mieux démontrer leur amour qu’en sachant nous critiquer au besoin ?

Et en ce sens, ne devrait-on pas commencer par respecter au départ le principe même de la liberté d’expression, comme les Américains sont d’ailleurs les premiers à prétendre le faire ?

Ainsi, et comme cela s’avère si souvent le cas, la véritable question ne serait-elle pas tout simplement de joindre l’acte à la parole, en réalité ?

* Voici d’ailleurs quelques exemples de tels sites où toute critique de l’empire américain semble donc passible d’un verdict de haute trahison…

http://forum.sbrforum.com/saloon/1821116-most-honest-three-half-minutes-television-ever.html

http://www.reddit.com/r/videos/comments/xei5/the_most_honest_three_and_a_half_minutes_of/)

Deux bébés, deux mesures… jeudi, Juil 26 2012 

En ce moment même, le gouvernement québécois subventionne les multinationales que sont les alumineries de par l’octroi de tarifs préférentiels garantis par des contrats secrets..

Et pendant ce temps, il mène le combat contre les étudiants qui, selon le même gouvernement ainsi que ses supporteurs, commettent le crime insigne d’oser s’attendre à davantage de soutien de la part de l’État, et d’ainsi se cantonner dans la position de « bébé gâtés »…

Comment se fait-il donc que le fait de dépendre de l’État soit considéré d’une part comme étant tout à fait normal, sinon souhaitable, et que d’autre part il soit plutôt taxé d’hérésie, et jugé suffisamment répréhensible pour mériter des épithètes tels que celui de « bébé gâté » ?…

Comment le même comportement peut-il être perçu de deux manières aussi diamétralement opposées, et entraîner des réaction tout aussi contradictoires ?

Et si, en bout de ligne, l’État devait bel et bien se résoudre à « allaiter de ses mamelles » une certaine forme d’activité publique, et s’il lui fallait donc déterminer quel « bébé » serait le plus digne de son adoption, comment justifier le fait qu’il ait finalement jeté son dévolu non pas sur l’éducation, mais plutôt sur une activité industrielle qui, si elle n’était justement supportée par elle, s’avèrerait aussi peu rentable que polluante ?

Et comment, au départ, expliquer une décision consistant à prioriser des multinationales polluantes plutôt que nos propres étudiants ?

Pourquoi, en d’autres termes, s’acharner donc à maintenir sur un poumon artificiel un fossile de l’ère industrielle, surtout si, pour y arriver, il faut en fait priver d’air la prochaine génération, et compromettre ainsi son propre avenir

Car si une société peut se passer d’aluminium, peut-elle vraiment envisager pouvoir se passer d’éducation, du moins si elle entend continuer à justement constituer une société digne de ce nom ?

Et pour qui voudrait donc saboter son propre avenir, y aurait-il pourtant une meilleure cible à viser que l’éducation ?

Et à propos des multinationales… dimanche, Juil 8 2012 

Est-ce vraiment un problème en soi qu’il existe une telle chose que de grandes compagnies multinationales ? Ou le véritable problème n’est-il pas surtout que la plupart des multinationales semblent témoigner aussi peu de considération envers l’environnement, quand ce n’est pas carrément envers les droits de la personne ?

Mais en y repensant, est-ce vraiment cela qui dérange le plus, ou n’est-ce pas plutôt le fait qu’il se trouve autant de gens pour acheter les produits de telles compagnies ?

Alors en bout de ligne, ce dossier ne représente-t-il pas qu’une occasion de plus de constater qu’avant de blâmer tout le monde autour de soi, on devrait peut-être commencer par se demander en quoi l’on pourrait être soi-même responsable des problèmes qui semblent pouvoir tant nous importuner ?

Le retour du balancier… mardi, Juil 3 2012 

Lors de ma dernière entrée, j’ai d’abord pris soin de condamner tout ce qui peut s’apparenter de près ou de loin à une guerre, ce qui semble malheureusement devoir s’appliquer également à l’actuel conflit étudiant…

Ceci étant dit…

Ne faut-il pas reconnaître qu’il semble y avoir quelque chose de quelque peu outrageux, pour le moins qu’on puisse dire, dans l’obstination avec laquelle les Baby Boomers semblent vouloir surtout s’accaparer tout qu’il peut y avoir, ou plutôt tout ce qu’il peut rester de richesse collective, même si cela doit revenir en bout de ligne à affamer leurs propres enfants ?

Et compte tenu de tous les avantages dont les Baby Boomers ont pu eux-mêmes bénéficier tout au long de leur vie, n’y a-t-il pas, dans une telle obstination, de quoi rendre pratiquement mal à l’aise ?

Car après tout…

Les Baby Boomers n’ont-ils pas été les premiers à bénéficier de frais de scolarité des plus avantageux ?

Et de leur temps, n’auront-ils pas eu tous les emplois pour eux, et pas n’importe quels, puisque c’était alors la norme et non l’exception de pouvoir se trouver un emploi stable et à temps plein, ou en d’autres termes un emploi de première qualité ?

D’ailleurs, ne continuent-ils pas, en bonne partie, de jouir de tels emplois, tandis qu’il ne reste aux jeunes qu’à ramasser les miettes que représentent les emplois instables ou à temps partiel, quand bien sûr ils ont la chance de pouvoir se trouver un emploi ?

En plus de cela, les Baby Boomers n’ont-ils pas pu jouir d’une croissance économique directement reliée à leur nombre, tandis que les jeunes doivent plutôt faire face à une situation de décroissance économique généralisée ?

Or, plutôt que de voir le moindre signe de solidarité de la part des Baby Boomers, ne peut-on pas plutôt les voir rechigner à leur accorder quoi que ce soit qui puisse moindrement représenter une forme d’assistance à ceux qui s’avèrent ni plus ni moins que leurs propres enfants ?

Pire que cela, ne semblent-ils pas s’être carrément empressés à faire d’abord porter aux jeunes le fardeau d’un endettement collectif dont ils sont pourtant directement responsables ? Car comment pourrait-on donc interpréter différemment le fait de s’attaquer en premier lieu aux frais de scolarité pour balancer le budget, comme si l’éducation n’était pourtant pas sensée constituer la priorité ultime de toute civilisation digne de ce nom ?

Ainsi, n’est-il pas pour le moins paradoxal de voir d’une part les Baby Boomers s’accrocher aux privilèges pouvant leurs assurer une retraite dorée, alors que d’autre part les jeunes, qui en principe représentent rien de moins que l’avenir de la société sont, pour la plupart, pour le moins incertains de pouvoir jamais connaître une prospérité qui puisse même se rapprocher de celle qu’auront pu connaître leur aînés ?

Alors au départ, les Baby Boomers n’ont-ils pas été les premiers à avoir « tout cuit dans le bec » ?

Et leur façon de traiter les jeunes d’aujourd’hui de « bébés gâtés » ne semble-t-il pas relever carrément de la mauvaise foi ?

Et en ce sens, se pourrait-il donc que le mouvement étudiant, comme tous les autres mouvements de jeunes auxquels on peut actuellement assister à travers le monde entier, ne constituerait en bout de ligne qu’un simple retour du balancier ?

N’avons-nous pas tout simplement atteint notre objectif ? mardi, Juil 3 2012 

Le seul petit problème que je vois, en ce qui concerne le conflit étudiant, c’est qu’il s’agit selon toute apparence de rien de moins qu’une guerre, et comme toutes les guerres, il ne peut sans doute mériter ultimement que d’être déploré. Car que révèle le fait même de se retrouver en guerre, sinon que des étapes préalables intrinsèquement plus pacifiques et potentiellement plus constructives se seront forcément vues « brûlées », ou en d’autres termes soit sautées ou négligées ? Car autrement, comment aurions-nous donc pu se retrouver en guerre au départ, si la notion de trouver un terrain d’entente avait réellement constitué une priorité pour chacune des parties impliquées ?

Mais en fait, si la guerre était ce qui en bout de ligne était réellement recherché par tous et chacun, alors peut-on vraiment s’étonner que l’on ait justement pu atteindre le seul objectif sur lequel nous aurons apparemment pu nous entendre, soit la guerre en tant que telle ?

Et ne reste-t-il donc pas qu’à rêver, une fois de plus, du jour où l’être humain recherchera en premier lieu la conciliation, l’union l’harmonie et l’avancement de la société plutôt que la confrontation, la division, le chaos et la destruction ?

Un système pourri à la base ? lundi, Juin 25 2012 

Notre système politique, en ne permettant de voter que pour des options qui regroupent elles-mêmes une multitude de propositions différentes, ne peut faire autrement que de générer le désintérêt et la « non affiliation », puisque dans tout programme digne de ce nom il y aura toujours au moins une mesure qu’une personne ne voudra ou ne pourra pas avaliser, de sorte qu’on ne peut en bout de ligne que faire des insatisfaits, à moins bien sûr de proposer un programme qui en fait ne propose rien du tout, et qui prenne donc soin de bien de laisser les choses telles qu’elles sont, ou en d’autres termes de préserver à tout prix le statu quo ?

Le XYZ sans le ABC mercredi, Avr 25 2012 

Faire de la politique, dans le contexte actuel, cela ne revient-il pas à pratiquement demander aux citoyens de se prononcer sur le XYZ alors qu’ils n’ont même pas encore appris leur ABC ?…

Donner comme pour nos enfants jeudi, Mar 29 2012 

Le jour où nous saurons fermer les yeux sur la quantité d’argent que nous pouvons donner pour l’humanité et pour la planète elle-même de la même manière que nous pouvons le faire pour nos propres enfants, alors vraiment nous pourrons nous attendre à ce que ce monde puisse avoir un réel avenir.

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