Qui est extrémiste, vraiment ? dimanche, Fév 2 2014 

Lorsqu’on tente d’adopter un mode de vie qui s’avère moindrement plus « écologique » que celui de la plupart des gens, il arrive souvent que l’on se sente jugé comme étant plus ou moins « extrémiste »…

Or, ce qui mériterait le plus d’être taxé d’extrémiste, est-ce vraiment le fait d’adopter justement un mode de vie qui soit « plus écologique », ou est-ce plutôt la façon qu’a présentement l’humanité dans son ensemble de dépouiller la planète d’à peu près toutes ses ressources, et ce à une vitesse non seulement sans précédent mais qui va même en accélérant, quitte à ainsi menacer assez sérieusement ses propres chances de survie pour que son « auto-extermination » en soit en fait venu à représenter le scénario qui soit de loin le plus probable ?

Et en ce sens, l’adoption d’habitudes plus écologiques peut-elle vraiment mériter d’être vue comme extrémiste, ou ne devrait-elle pas plutôt représenter le début d’une progression vers un mode de vie qui, s’il pouvait se voir adopter par une plus grande partie de la population humaine, risquerait de nous donner déjà un peu plus d’espoir de pouvoir laisser à nos enfants ne fut-ce qu’une infime partie de l’abondance que nous avons pu connaître jusqu’ici ?

En bout de ligne, cela ne représente-il pas qu’un exemple de plus du fait que, pour qu’un comportement jugé « marginal » puisse être considéré comme « non-souhaitable », encore faudrait-il faire la preuve que le celui représentant « la norme » soit lui-même préférable au comportement « marginal » ? Car autrement, n’est-ce pas justement le fait d’être « anormal » qui mériterait d’être valorisé, plutôt que l’inverse ?

Charles-Olivier B. Tremblay

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De la liberté d’apprendre mardi, Nov 2 2010 

 

Que l’enseignement soit libre et gratuit, c’est certainement merveilleux. Mais dans ce cas, pourquoi donc ne devrait-il pas en être de même pour ce qui est du choix des disciplines enseignées ?… Ou autrement dit, où est donc le sens de prétendre qu’on est «libre d’apprendre», quand cela ne s’applique en fait le cas que du moment où l’on veut bien se plier à une liste de cours qui se trouve à être imposée ?… Et si l’on accorde tant de valeur à la liberté et à la connaissance, alors pourquoi ne pas justement laisser tous et chacun libres d’apprendre ce qu’ils veulent, et au moment où ils le veulent, tout simplement?…

 

Aux homophobes dimanche, Oct 24 2010 

Aux homophobes, je n’ai qu’une chose à dire, en ce qui concerne les homosexuels :

«Crissez leur donc la sainte paix».

Et si leur choix vous dérange pour quelque raison que ce soit, ou pour quelque considération supposément morale, je vous dirais de vous dire, tout simplement :

«Mêlez-vous donc de vos crisses d’affaires».

Et merci de votre compréhension !…

De la part d’un hétérosexuel qui est simplement tanné d’entendre ou de voir des niaiseries.

Multiculturalisme mercredi, Oct 20 2010 

 

C’est une chose que d’accueillir la diversité, et lui laisser toute la liberté de s’épanouir. C’en est une autre que de favoriser son intégration, que ce soit au niveau linguistique, professionnel, et même culturel, et ce, ne serait-ce qu’en portant une attention plus particulière au processus de sélection des immigrants, avant même qu’il n’arrivent au pays. Mais au fait : en quoi l’une de ces deux choses devrait-elle donc empêcher l’autre ?…

La guerre des drogues mardi, Sep 28 2010 

Correct pour les adultes, mais pas pour les jeunes ?

Est-ce parce que les adultes auraient plus le droit de vivre ?

Ou serait-ce parce qu’ils savent mieux prendre leur drogue de façon responsable ?

Or, est-ce en prenant sa drogue au moins une fois à tous les jours, comme on peut le faire à raison d’au moins un café par jour, que l’on peut vraiment prétendre prendre nos drogues d’une façon moindrement plus responsable que nos jeunes ne peuvent le faire ?…

Et si l’on admet le principe de l’interdiction des drogues…

Alors pourquoi est-ce que l’on devrait surtout constater que c’est alors «deux poids, deux mesure» ?…

Et si l’on admet le principe de l’interdiction des drogues…

Alors pourquoi est-ce que l’on devrait surtout constater que c’est alors «deux poids, deux mesure», , encore une fois ?…

Et par ailleurs…

N’est-il pas pour le moins intéressant que l’on force littéralement nos jeunes à consommer quotidiennement toute une panoplie de drogues, dont les noms vont du Prozac au Ritalin, alors même qu’on leur interdit de consommer les drogues de leur choix ?..

Et surtout, n’est-il pas intéressant de constater que les drogues que l’on impose aux jeunes se trouve à avoir pour effet ultime de servir nos propres intérêts, alors que celles qu’on leur interdit n’ont pourtant d’autre but que leur propre divertissement, et qui en ce sens ne semblent donc s’avérer aucunement différentes de celles qu’on peut nous-mêmes consommer ?…

En bout de ligne… Devrait-on donc déduire qu’il est obligatoire pour les jeunes de consommer des drogues, du moment que cela sert les intérêts des adultes, tandis qu’il leur est interdit de consommer celles qui n’ont d’autre effet que de servir les leurs ?…

Or, ne trouvez-vous pas qu’une telle situation commence à avoir toute les apparences de l’oppression d’un groupe par un autre, dans la mesure où non seulement le second groupe n’est pas soumis aux mêmes règles que le premier, mais qu’en plus ce second groupe se voit forcé d’obéir à des règles qui ne semblent pourtant servir d’autres intérêts que ceux du premier ?…

À moins, bien entendu, qu’il s’avère hors de tout doute que le fait de droguer les jeunes se trouve au départ à être dans leur meilleur intérêt, bien entendu…

Or, leur a-t-on jamais demandé leur avis à ce niveau, pour commencer ?…